Ils ont marqué la semaine

Hervé Rasolofondraibe – Autosatisfaction

À l’heure où à chaque Conseil des ministres, plusieurs grands commis de l’État risquent de perdre leurs places, il est de bon ton de dresser des bilans élogieux. Hervé Rasolofondraibe, gouverneur de la Banque centrale y va de son petit couplet. En insistant, par exemple, que le taux d’inflation, il n’a pas précisé lequel- en glissement annuel ou mensuel- a été comprimé aux alentours de 6 %. Alors que le montant de la réserve en devises valait 1,6 milliard de dollars. Un niveau jamais atteint auparavant. Mais ces performances, aussi significatives soient-elles, sont à mettre sur le compte de l’équipe sortante. Ce qui peut, à la limite, irriter Andry Rajoelina, très sensible à ce genre de détail. Mais Hervé Rasolofondraibe fait partie de la crème de l’intelligentsia nationale. L’évincer peut relever d’un exercice périlleux d’acrobatie. Bien sûr, tout le monde est utile, mais personne n’est irremplaçable, comme dirait l’autre.

Guy Rivo Randrianarisoa –  Le banni

Les législatives à venir font bouger des lignes que tous pensaient être intangibles. Guy Rivo Randrianarisoa, député élu du TIM dans le cinquième arrondissement en décembre 2013, ne défendra plus les couleurs du parti pour lequel il a été un fervent militant. Désigné par Marc Ravalomanana président de la Délégation spéciale de la commune urbaine d’Antananarivo pour mettre sous l’éteignoir le maire, élu Andry Rajoelina, en février-mars 2009, son domicile a été incendié après l’abdication du roi du yaourt. Guy Rivo Randrianarisoa va être supplanté par Fetra Ralambozafimbololona, le nouveau chouchou des Ravalomanana, qui a remporté haut la main les primaires. Il doit affronter le « fanfaron » Naivo Raholdina qui conduira le bataillon du Mapar dans cette circonscription électorale. Durant la présidentielle, Guy Rivo Randrianarisoa a été taxé d’avoir eu des contacts avec le camp d’en face. Ce qui lui a valu le statut de traitre aux yeux des partisans « radicalisés » de Marc Ravalomanana.