Ils ont marqué la semaine

Ny Hasina Andriamanjato – La résurrection

Des caméras se sont attardées sur lui lors de la cérémonie d’investiture d’Andry Rajoelina. Ny Hasina Andriamanjato a fait un retour remarqué sur la scène politique. Qu’il a quittée depuis son limogeage de la mairie de la capitale par le HVM, en tant que président de la Délégation spéciale, PDS. Il a provoqué un tollé général, une levée de boucliers, en voulant enlever la tête de zébu de l’armoirie de la ville. Un signe du satanisme, selon lui et son prédicateur attitré. Un symbole national pour les autres. Pour sa rentrée politique, il a tenu une conférence de presse avec des membres du parti AKFM-Fanavaozana, fondé par son illustre père, le pasteur Richard Andriamanjato, en 1989. Pour se défaire de la tutelle encombrante de l’AKFM-KDRSM de Gisèle Rabesahala, attachée à jamais au socialisme dans sa pire forme, alors que le vent du changement, « Wind of change », a commencé à souffler dans le monde. De Ny Hasina Andriamanjato, l’histoire retiendra celui qui a révolutionné les télécommunications à Madagascar. Aujourd’hui, il semble être attiré par le siège du gouverneur de région.

Noro-Vololona Harimisa – Le regret

Elle aura été la star du gouvernement « transitoire » de Christian Ntsay. La ministre de la Justice, garde des Sceaux, Noro-Vololona Harimisa, a osé suspendre puis annuler le concours d’entrée à l’École nationale des greffes et des magistrats, ENMG. À cause d’actes frauduleux évidents au service de la corruption tout aussi flagrante. Elle s’est attaquée aussi à des magistrats indélicats. Elle était sur le point de sceller le sort de l’impétueuse Ernaivo Faniry, présidente sortante du Syndicat de magistrats de Madagascar, candidate à la présidentielle qui a affiché avec fierté son aversion à l’encontre d’Andry Rajoelina, quand son éviction du gouvernement a été décidée. Au nom du zéro redoublement. Quand bien même, deux de ses collègues ont été repêchés. Andry Rajoelina a promis une lutte sans merci contre les corrompus et les corrupteurs. Noro-Vololona Harimisa a donné l’exemple à suivre. Qu’on l’apprécie ou qu’on la déteste. À sa place, le chevronné Jacques Randrianasolo, ancien procureur général de la Cour d’appel, qui vivait déjà une paisible retraite, reprend du service. Il a été rappelé par le devoir envers la nation.