Politique

Etat-patronat – Des accords sur le salaire minimal

Andry Rajoelina a arraché l’approbation du patronat sur le Smic à 200 000 ariary et des questions subsistent

Révision de salaire minimal à 200 000 ariary. Cette décision découle d’une réunion de travail entre le président de la République, Andry Rajoelina avec des patronats comme le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement du patronat malgache (FIVMPAMA), le Groupement des entreprises franches (GEFP) et le Syndicat des industries de Madagascar (SIM), la veille du 1er mai. Plusieurs questions subsistent au niveau de la population si ce salaire coïncidera avec l’inflation qui se manifeste actuellement. Qui sont concernés par ce salaire à 200 000 ariary. « Il faut souligner que le salaire n’a pas augmenté mais c’est le salaire minimal. Par rapport aux consommations de chaque ménage, ce salaire reste quand même insuffisant. Le coût de la vie est en hausse pour ne mentionner que le loyer qui est à peu près de 100 000 ariary actuellement. Il y a également les frais de scolarité, les dépenses dans les produits de première nécessité. Ces derniers ne cessent d’augmenter », affirme un père de famille. En tant que défenseur des droits des salariés, le syndicat réagit face à cette décision. « Le salaire de 200 000 ariary ne suffit pas vraiment pour les salariés Malgaches par rapport au coût de la vie. Il faut au moins 300 000 ariary », affirme Lalao

Rasoamanana du syndicat Fisemare. Certains économistes remettent en question le nombre de personnes qui pourront bénéficier de ce salaire minimum. De plus, ce salaire pourrait engendrer une inflation dans le cas où aucune mesure d’accompagnement dans le cadre de l’augmentation de productivité n’est pas effective. Andry Rajoelina prévoit des mesures d’accompagnement par rapport à cette révision. Les patrons devront exonérer les heures supplémentaires de plus de vingt heures et la flexibilité des 173 heures de travail par mois. L’État allègera les fiscales. Les entreprises qui rémunèrent ces salariés à au moins 350 000 ariary n’auront pas à payer d’impôts.