Social

Protection sociale – Des familles vulnérables se relèvent de la pauvreté

Les femmes du Sud-Est prennent une responsabilité importante dans les foyers

L’acquisition d’appui aux projets filets sociaux de sécurité (FSS) a permis à plusieurs familles de se relever.
C’est le cas pour Andranovolo et Andremanta dans la région de Vatovavy Fitovinany

Les femmes du Sud-Est prennent
une responsabilité importante dans les foyers

Indépendance financière. Tel est le résultat acquis par plusieurs foyers de population vulnérable ayant bénéficié du transfert monétaire de développement humain (TMDH) et de l’argent contre travail (ACTP) initié par le ministère de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme depuis 2016. Casa Adrienne, une mère de famille arrive à subvenir aux besoins de sa famille et être en bonne relation avec. « Je peux maintenant éduquer mes enfants. Je peux varier notre repas quotidien. Ma famille peut maintenant manger de la nourriture variée. Je reçois 10 000 ariary par mois. La moitié de l’argent est destinée au frais de scolarité tandis que la moitié est pour l’achat de vêtements », explique-t-elle. Certaines bénéficiaires se sont également lancées dans la culture de café, girofle ou manioc selon les normes ou la pisciculture dans le cadre de l’ACTP. Cette méthode vise à faire durer la période de soudure.
Elisabeth Rasoarivelo, âgée de 51 ans, séparée de son mari, ayant cinq enfants, a trouvé meilleur rendement avec la plantation de l’igname. « Je n’ai jamais planté l’igname mais seulement des haricots. Avec la nouvelle technique adoptée, je trouve plus de rendement. Je reçois 4 000 ariary par mois. J’ai loué ce petit terrain pour cultiver l’igname pour le moment. Je souhaite étendre l’espace cultivable pour bénéficier un peu plus », raconte-t-elle. En tout, trente neuf mille ménages ayant des enfants de 0 à 12 ans dans sept districts Betioky Atsimo, Toamasina II, Mahanoro, Ambohimahasoa, Faratsiho, Betafo et Vohipeno ont bénéficié le transfert d’argent contre travail. Trente-deux milles cinq cent ménages ont réussi à s’améliorer. Huit mille cent vingt enfants bénéficient de
« let Us Learn » ou « Ndao Hianatra ».

Les bénéficiares reçoivent des formations sur les techniques de culture de manioc
et de pistache
L’association Voamamy se reunit
tous les semaines pour la gestion de compte
Ces projets de files sociaux de sécurité
ravivent les Ampanjaka

Épargne et crédit
La communauté locale d’Andremanta, bénéficiaire de projet « Asa avotra mirindra » a créé un système d’épargne et de crédit appelé « Voamamy ». Ce système permet à chacun des membres de développer leur projet de vie. Il consiste aussi de mesure d’accompagnement pour les bénéficiaires pour qu’ils puissent toujours s’améliorer dans leur activité et dans leur vie quotidienne. « Une association contient quinze à vingt-cinq membre. C’est eux même qui choisit les personnes avec qui ils veulent s’associer. La première étape consiste à épargner de l’argent. La part de chacun est limitée de 1 000 ariary à 5 000 ariary. Chaque membre verse de l’argent dans le compte commun selon ses propres budgets », explique Elisabeth Razafindravola, chef de projet. Ces bénéficiaires se réunissent chaque semaine pour verser leur part. Chacun peut faire un prêt trois fois plus de l’argent qu’il a versé dans le compte commun. Les bénéficiaires doivent rendre la somme d’argent avec un taux de 10% après trois mois. « L’argent que nous prêtons dans le compte nous facilite la vie. Lorsque nous avons des difficultés ou des urgences, nous pouvons tirer de ce compte. Au lieu d’empreinter de l’argent auprès des voisins, nous pouvons en tirer plus de profit en s’associant dans Voamamy. La plupart d’entre nous sont des agriculteurs. L’une est une couturière », explique Aurélie Razafindraibe, président de l’association Voamamy. Aux 34 e semaines, l’association « Voamamy » possède 1 050 600 ariary dans le compte. Chaque association dure neuf mois. Quand le neuf mois s’achève, l’épargne est partagée à part égale entre les membres. Les membres peuvent continuer ou choisir d’autre association s’ils veulent
continuer.
Mamisoa Antonia