Ils ont marqué la semaine

Ils ont marqué la semaine

ILS ONT MARQUÉ LA SEMAINE

Il n’a pas pu payer à temps la caution de 5 millions d’ariary pour être candidat aux législatives. Parce que son commissionnaire a été retardé « dans sa progression » par le mauvais temps sur sa route. En dépit d’une requête pour « cas de force majeure », la Haute cour constitutionnelle n’a pas validé la candidature de Robert Razaka. Ce qui, pour lui, a été une déconfiture politique des plus amères. Dans le passé, il a été sénateur Arema. Et le samedi 17 décembre 2005, en plein centre d’Analakely, avec d’autres opposants au régime de Marc Ravalomanana, il a été pris à partie, bousculé par les « Jeunes TIM », gros bras ayant comme mission d’étouffer dans l’œuf tout mouvement hostile à Marc Ravalomanana. Ils ont uriné sur l’écharpe tricolore de Robert Razaka avant de l’exposer sur un arbre, le long de l’avenue de l’Indépendance, tel un trophée. Dans la confusion générale, le professeur Albert Zafy a échappé in extremis au lynchage public, grâce à l’intervention à temps des éléments des forces de l’ordre.

Jean Eugène Voninahitsy Le combat de trop?

Il enfile à nouveau les gants pour un énième combat sur le ring politique. Jean Eugène Voninahitsy, qui semble être inoxydable en dépit des épreuves qu’il a endurées, est candidat pour les législatives du 27 mai à Morafenobe, le fief de sa femme, Ariane Pelops, seconde de sa liste. « JEV » s’est fait connaître lors des meetings anti-Didier Ratsiraka de 1991, en annonçant sur la Place du Treize-Mai, noire de monde qu’il a démissionné de la présidence du Comité exécutif du « fivondronana », l’équivalent des actuels districts, de Morafenobe. Tout en quittant le parti Arema au pouvoir. Il a connu ses heures de gloire au sein du RPSD d’Evariste Marson pendant l’éphémère mandat du professeur Albert Zafy. Élu député, il sera jeté une première fois en prison par Didier Ratsiraka, au retour de celui-ci au pouvoir en 1997, pour avoir fait des révélations sur des ponts Bailey venus d’Ukraine. Il a fait un bout de chemin avec Marc Ravalomanana, mais celui- ci l’a aussi envoyé à la Maison de force de Tsiafahy pour « flagrant délit de trafic d’influence ». Andry Rajoelina l’a fait sortir de l’ombre, mais il a
côtoyé Hery Rajaonarimampianina avant de rompre avec lui. Stop ou encore.